LUEUR D’ESPOIR POUR LA DOMINIQUE

Les 17 et 18 février, dans le cadre de l’action « distribution de lampes solaires » de leur club, Geneviève Volny-Anne, déléguée aux relations internationales, et Janine Madkaud, immédiate past-présidente du club de Fort-de-France, se sont rendues en Dominique, sur la localité de Grand Bay où elles furent accueillies par le maire. Elles étaient accompagnées par M. Lefaucheur d'ESA Caraïbes (Enfants Soleils d'Avenir), association qui a pour vocation de promouvoir et mettre en œuvre des projets de développement individuels et collectifs autour de la famille et de l'enfant. L’objectif de cette visite était de visualiser ce qui avait pu être réalisé à petite échelle, afin d’évaluer les besoins pour un développement rentable.

Voici leur témoignage :

« La Dominique, l’île aux 365 rivières, a été ravagée par les eaux déchainées et il reste encore beaucoup à faire. Six mois après l’ouragan Maria, nous pouvons constater l’ampleur des dégâts. De nombreuses routes sont encore coupées, impraticables, voire dangereuses. De nombreuses toitures arrachées ne sont toujours pas remplacées.

Le réseau d’électricité n’a pas été rétabli et, très vite, nous prenons conscience de l’importance de notre action. La distribution de lampes solaires permettra un éclairage sur trois niveaux d’intensité avec une autonomie de 48 heures et la possibilité de recharger les téléphones portables. Au cours de la soirée du 17 février passée en leur compagnie, nous avons pu équiper une dizaine de familles.

Nous avons rencontré des gens en situation plus que précaire : pas d'eau, pas d'électricité, pas de toit. Nous leur avons apporté cette « lumière d'espoir ». Nous avons été impressionnées par leur force d'esprit et leur dignité en entendant cette seule phrase : « Nous n'avons plus rien, mais Dieu nous a laissé la vie ». Devant un tel dénuement, la tristesse nous a souvent envahies, Janine et moi, surtout face aux personnes âgées. Chose extraordinaire, à aucun moment nous n'avons eu doléance ou plainte, ce qui a rendu ces rencontres encore plus fortes et émouvantes. 

Le lendemain matin, nous visitons un centre d’hébergement où toutes les tranches d’âge se côtoient sans aucune intimité possible. Puis, en compagnie de M. Lefaucheur, nous rencontrons  un agriculteur en difficulté, faute de moyens et de semences pour remettre en marche son exploitation.

Notre mission s’est terminée avec le sentiment d’avoir apporté à cette population meurtrie une lueur d’espoir. »

Le monde est rempli de possibilités
et, du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir.
Nous pouvons seulement perdre espoir lorsque nous
refusons de voir les possibilités.
(Leo Buscaglia)

 

Geneviève Volny-Anne et Janine Madkaud