5E RENCONTRE AMICALE FRANCO-SUISSE

Le Gouverneur français du District 71, Anny Charra, nous avait donné rendez-vous devant le monastère royal de Brou pour une visite guidée.

Arrivés en train ou en voiture, une soixantaine de participants, dont notre Gouverneur Claudia Vonlanthen, son époux et une vingtaine de membres en provenance des clubs de Nyon, Sion, Morges, Chablais, Fribourg et Genève, étaient présents.

Le monastère, construit de 1506 à 1532, est composé de bâtiments monastiques s’articulant autour d’une église et de trois cloîtres. L’église est de style gothique flamboyant du début du 16e siècle et unique en France. Sa toiture, couverte de tuiles vernissées en forme de losanges, a retrouvé son éclat après des travaux de rénovation.

En compagnie des deux guides à disposition, nous avons visité l’église et ses cloîtres, admirant les vitraux, les stalles, le retable des sept joies de la Vierge et les trois tombeaux du chœur : le tombeau de Marguerite de Bourbon et les tombeaux de Marguerite d’Autriche et de Philibert le Beau de Savoie. Ils nous ont conté avec passion l’histoire romanesque de Marguerite d’Autriche, fiancée à 3 ans au dauphin de France, répudiée et deux fois veuves. Marguerite d’Autriche (1480-1530), femme politique engagée, passionnée d’art, mécène et collectionneuse, a fait construire cet édifice en mémoire de son époux Philibert le Beau (1480-1504) et pour respecter le vœu de sa belle-mère Marguerite de Bourbon (1438-1483). Désirant se retirer dans ce monastère à la fin de sa vie et d’y être inhumée à côté de son époux, elle a fait construire des appartements qu’elle n’a jamais vu achevés. Nous avons eu tout loisir de visiter les cloîtres bordés de galeries hautes et basses ainsi que les appartements de Marguerite. Après avoir abrité une communauté de moines augustins jusqu’à la Révolution française, le monastère héberge désormais les collections permanentes dans les anciens réfectoire et dortoir des moines.

À l’issue de cette intéressante visite, le vent et la pluie ont malheureusement eu raison de l’habituelle photo de groupe, les participants congelés préférant rejoindre le restaurant au pas de course ! Un déjeuner typique de la région bressanne nous attendait au restaurant "L’Authentique" (terrine de foies de volailles et sa verdure, suivie d’une cuisse de poulet fermer de l’Ain à la crème, riz créole et champignons puis un café gourmand) et nous permettait d'oublier le mauvais temps.

Nous avons eu, comme toujours, beaucoup de plaisir à nous rencontrer et à découvrir ce lieu magnifique. Ces moments d’échange transfrontalier sont primordiaux dans la vie innerwheelienne. Un grand merci à nos amies françaises pour l’organisation de cette journée et leur accueil chaleureux.

À l’année prochaine en terre helvétique !

Rapport: Anne Scerri, Dico Ouest