L'histoire du compagnonnage

L'histoire du compagnonnage et de ses rites à travers le siècle

Fixer une date précise à la naissance du compagnonnage nécessiterait de lui donner une définition précise qu'il n'a jamais eue, et les archives des compagnonnages ne remontent guère avant le XVIIIème siècle. Les légendes compagnonniques font référence à trois fondateurs légendaires : Salomon, Maître Jacques et le père Soubise lors de la construction du Temple de Salomon.

Le Compagnonnage existait déjà lors de l'âge dezs cathédrales, des signes particuliers y sont reconnaissables, ces compagnons voyageaient dans tous les pays d'Europe et principalement en France.

Le terme compagnonnage désigne principalement une branche du mouvement ouvrier français, célèbre par son Tour de France, qui connut l'apogée de sa renommée avec Agricol Perdiguier au milieu du XIXème siècle avant de disparaître suite à l'industrialisation. Le compagnonnage survit cependant. Face à l'industrialisation, ses pratiques et ses valeurs ancestrales, si elles sont moquées par les modernistes, attirent entre les deux guerres l'attention des traditionalistes. Durant la dernière guerre, le compagnonnage se réorganise et des compagnons dont Jean Bernard, créent "Les Compagnons du Devoir".

Les compagnons du Tour de France transmettent de génération en génération d'artisans, tours de main, traditions, rites et légendes. Leur réputation d'excellence n'est plus à faire. Le partage de ce savoir s'opère au fur et à mesure que le jeune ouvrier franchit des étapes et démontre à ses pairs les qualités acquises, tant sur le plan du savoir-faire que du savoir-être.

Le compagnonnage français actuel est principalement représenté par 3 associations: La Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment, l'Association ouvrière des Compagnons du Devoir et l'Union Compagnonnique des Compagnons des Devoirs Unis.

Nous remercions vivement Monsieur Gilles Moineau "Compagnon des Devoirs Unis, ancien président national" pour son captivant exposé.


Y. Mézelle