Les Eoliennes - Le diable joue-t-il avec leurs pales?

La vérité sur les émissions de CO2. Sur 23 pays recensés en matière d'émission de CO2, la France n'occupe que la 6ème place. L'Allemagne, en 15ème place, émet le double de CO2 que la France. Paradoxe, puisque le parc éolien d'outre Rhin compte 20 000 engins, contre 8000 chez nous.

Le mensonge sur la non production de CO2 des éoliennes. Une machine classique de 2 méga Watts/heure repose sur d'énormes fondations : 1000 tonnes de béton et 85 tonnes d'acier. Leur production émet des quantités de CO2 telles qu'il faudrait que l'éolienne produise 24h/24 pendant 30 ans pour effacer cette empreinte carbone. Or, sa durée de vie n'est que de 20, 25 ans. Plus grave, en fonction de la la vitesse du vent, une éolienne ne fonctionne que 20 à 25% du temps (c'est le facteur de charge), et pas toujours lorsque l'on en a besoin. C'est pourquoi, il faut adosser aux parcs éoliens des unités de production classiques de puissance équivalente, fonctionnant aux énergies nucléaire ou fossile A titre d'exemple, l'Allemagne qui a banni le nucléaire depuis Fukushima, et malgré son engagement de fermer ses centrales à charbon au fil du temps jusqu'en 2038, a mis en service en mai 2020 une centrale géante de charbon.

A qui profite le "crime"? 1/ Aux exploitants des machines car EDF est obligé de leur acheter l'électricité à un prix garanti très supérieur à celui du marché. Ce surcoût est colossal et en constante évolution. Depuis 2012, on est passé de 550 millions à 1,182 milliard d'euros par an, que les usagers (nous) paient avec une bonne partie de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE) qui apparaît en bas de nos factures. De ce fait, l'affaire est juteuse, les rendements financiers des producteurs sont très importants. 2/ Aux collectivités locales, grâce aux taxes. 3/ Aux propriétaires qui vendent ou louent leurs terrains.

Le démantèlement des éoliennes en fin de vie. L'état oblige les producteurs éoliens à consigner 50 000euros pour garantir le démantèlement des machines en fin de vie, alors que le coût réel est de l'ordre de 500 000euros (hors fondations). Donc, tout laisse à penser qu'il n'y aura pas de démantèlement et que nous aurons, comme aux USA, des cimetières d'éoliennes rouillées. De plus, le délitement progressif des fondations polluera des nappes phréatiques.

Les risques sur la santé. Les habitants proches d'éoliennes se plaignent de nausées, de troubles du sommeil, de dépression, d'affections cardiaques. Quoique l'on nous dise pour nous rassurer, la nocivité des infrasons émis par les éoliennes est démontrée dans au moins 3 études, menées par l'Academy of Medicine canadienne, et celles du professeur RENARD et de l'ingénieur Jean-Louis REMOUIT. Les bovins, quant à eux, souffrent de surmortalité, d'avortements, de baisse du rendement laitier. En France, la distance minimum des éoliennes par rapport aux habitations est de 500 mètres, alors que l'académie de médecine préconise 1500 mètres. Les Etats-Unis, qui ne sont guère connus pour appliquer le principe de précaution, imposent 2 km.

Les terres rares. Les éoliennes nécessitent des terres rares, dont le néodyme. Leur raffinage produit des éléments radio actifs, des acides, des métaux lourds qui devraient être traités. Or, 95% des terres rares viennent de Chine, où ces polluants ne sont pas traités, mais déversés dans les fleuves et les nappes phréatiques. Une vraie catastrophe environnementale!

Les accidents. Les casses de pales sont loin d'être rares car les matériaux composites dont elles sont faites se fragilisent avec le temps. A l'occasion de ces casses, on trouve des morceaux de pales à plus de 400 mètres.

Les atteintes à nos paysages, à la faune. Sans commentaire!

Le bilan global. Il est résumé par la Cour des Comptes, qui en 2018, a pointé sévèrement la politique et les sommes dépensées en faveur des énergies renouvelables. Malgré cela, Nicolas Hulot, alors ministre, avait annoncé, à l'horizon 2025, l'implantation de 20 000 machines mesurant 185 mètres, pour lesquelles il faudrait 30 millions de tonnes de béton. Toutefois, en janvier 2020, au G5 SAHEL de Pau, notre Président a exprimé son scepticisme sur le développement de l'éolien terrestre en France. "Soyons lucides : la capacité à développer massivement l'éolien terrestre est réduite", ajoutant que "le consensus sur l'éolien est en train de nettement s'affaiblir dans notre pays". Mais qu'en sera-t-il si les "verts" confirment aux prochaines élections législatives leur poussée aux dernières municipales?

Conférencier : Joël Chouzenoux - La Rochelle -15/10/2020