ASPE - MADAGASGAR

 

En 2018 nous avons le plaisir d’accueillir au sein de notre club notre amie Julienne dont le parcours de vie l’avait amenée à s’installer à Marseille ; elle était depuis longtemps déjà Inner Wheel à Madagascar.

Nous souhaitions alors réaliser, outre nos actions locales, une action à l’international utile et sur la durée. Nous avons demandé à Julienne de nous aider. C’est avec sa délicate discrétion qu’elle nous a présenté une association chère à son cœur, dont la qualité et la pérennité nous ont immédiatement séduites.

En 2018-2019 nous avons paré au plus nécessaire, c’est-à-dire l’alimentation quotidienne et les fournitures scolaires pour une année, pour les 90 enfants accueillis ; en 2019-2020, nous avons fait le choix de soutenir financièrement quelques jeunes prometteurs dans leur dernière année de Lycée, puis cette année 2020-2021 nous avons soutenu certains spécialement brillants et motivés pour leur année universitaire.

Heureuses d’avoir participé à l’accès à l’éducation de ces jeunes, nous espérons ainsi leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs futures familles, et peut-être même d’apporter leur contribution au progrès social dans leur pays.

Présentation par notre amie Julienne de L’Association ASPE Madagascar

 Cette association a été initialement créée en 1958, face à des besoins criants, par des magistrats de la Sauvegarde et Protection de l’enfance à Tananarive, puis dans les 5 autres provinces du pays. Cependant, à cause de la très grande pauvreté dans ce pays, l’organisation basée sur le bénévolat avait de grandes difficultés à fonctionner ; plusieurs centres ont dû fermer. Mais celui de Tamatave fonctionne depuis longtemps, toujours en partenariat magistrats/ bénévoles/salariés.

A l’origine, une compagnie française a donné un terrain, le consul d’Angleterre a financé 3 bâtiments, les clubs rotariens et Inner Wheel locaux ont offert le mobilier.

Ceci retrace l’histoire du centre, son évolution récente à savoir la transformation du centre de rééducation en alternative à la prison en un centre pour enfants en danger, ses objectifs et ses réalisations concrètes. Vous serez étonnés de leur créativité et de leur audace face à un environnement difficile.

Petite Histoire :

J'ai été embarquée dans cette formidable aventure humaine à l'âge de 30 ans par une très bonne amie à moi. Ayant grandi avec très peu et ayant appris à partager, je me suis sentie tout de suite à l'aise pour évoluer dans cet environnement où les défis sont à relever au quotidien.

Porter et défendre la cause selon laquelle il est primordial de protéger les enfants malgaches est loin d'être facile, toutefois indispensable et enrichissant en retour

Cela fera 30 années que le centre existe et accueille des enfants provenant aussi bien du milieu carcéral que délaissés pas les parents faute de cohésion sociale ou de moyens.                                                

Les Objectifs du centre et les missions de l’ASPE :

⇒  l’autonomie des jeunes et leur protection
⇒  promouvoir un mouvement d'opinion en faveur des mineurs  
⇒  aider, soutenir, et créer des synergies avec d'autres organismes tendant vers ce même but
⇒  travailler de concert avec le pouvoir public, tel que le ministère de la justice ainsi que les juges des enfants sur les sujets touchant les mineurs                   

Des actions concrètes :                                                                                                                           

Action du juge des enfants : prend la décision de sortir un enfant mineur du milieu carcéral et instruit son placement au centre de l'ASPE. Le juge essaie de ne pas séparer les frères et sœurs pour leur éviter toute peine supplémentaire. 

Les enfants hébergés au CENTRE ASPE sont des « cas sociaux" : les enfants ayant été victimes de violence, les enfants abandonnés par leurs parents. Des filles victimes d’agressions sexuelles (souvent par leur beau-père ou employeurs ou autres personnes de mauvaise réputation au sein de la communauté).  Des enfants maltraités physiquement, moralement ou mentalement. Des enfants mineurs dont les parents souffrent de maladies mentales sévères ou dont les parents sont en prison.

Ceux restants sont des « cas pénaux » : les enfants ayant commis un acte de violence, de petits larcins.

Ils sont placés au centre sous le signe de la bienveillance, de la sécurité et de la décence :

> La structure : Président, un secrétaire Général, un trésorier, des éducateurs spécialisés

 > Education : scolarisation des enfants dans les écoles, collège, lycée et université.

> Formations professionnelles : couture, coiffure, mécanique et paramédicaux.            

La réhabilitation de l’atelier des garçons après le passage du cyclone a été mise en attente faute de financement

Quelques jours avant la rentrée scolaire, des parents en difficulté viennent en nombre au centre pour demander de l’aide afin de pouvoir inscrire leurs enfants. Les anciens enfants du Centre (voir les 7 étudiants au fond) viennent aider les Responsables pour l’organisation de la Rentrée Scolaire.      

Grâce au soutien des donateurs, l’ASPE est en mesure d’assurer la continuité des études de ces jeunes après le brevet. A droite, 3 élèves du centre ayant réussi leur brevet et à présent poursuivent au Lycée JJ RABEMANANJARA et 13 au LYCEE TAMATAVE II. Frais de scolarité 30 euros/élève/an

Des enfants du centre ont pu également être inscrits au Collège TSARAKOFAFA - et au Collège RAMATAHITRA - Tamatave

CONCLUSION

Le problème permanent au Centre est son fonctionnement : 

1-Comment trouver à nourrir ces enfants si le ministère de la Justice par le biais du tribunal qui place ces enfants ne donne plus le frais de la justice (FJC). On remercie infiniment les donateurs ponctuels qui ont fait leur mieux. Malheureusement c’est toute une vie de se nourrir (0,5euros à 1euro/Jour/enfant). 

2- La scolarisation de ces enfants : les droits à payer pour les établissements publics sont annuels et s’ajoutent les fournitures scolaires et les uniformes de chaque établissement. 

 3- La santé : Rien n’est prévu mais on gère quotidiennement quand la maladie se présente. En principe je contacte les amis médecins ou d’autre personne qui est disponible à prêter les mains. Dans cette couche sociale, on ignore ce qu’est la Sécurité sociale.